{"id":1121,"date":"2016-10-22T17:21:00","date_gmt":"2016-10-22T15:21:00","guid":{"rendered":"https:\/\/icarrouseljp.fr\/?p=1121"},"modified":"2025-09-14T21:34:12","modified_gmt":"2025-09-14T19:34:12","slug":"la-route-du-sud","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/icarrouseljp.fr\/index.php\/text\/la-route-du-sud\/","title":{"rendered":"La route du Sud"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"is-style-text-annotation is-style-text-annotation--1\">temps de lecture 10 mn<\/p>\n\n\n\n<div style=\"background-image:url(&apos;https:\/\/icarrouseljp.fr\/wp-content\/uploads\/images-site\/Fond_article_texte.jpg&apos;);background-position:50% 50%;background-size:cover;\" class=\"wp-block-group style-roman has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained has-background\">\n<h3 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Le billet du <em>22 <\/em>octobre<em> 2016<\/em><\/h3>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">La route du Sud<\/h3>\n\n\n\n<p>Aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est une journ\u00e9e \u00ab&nbsp;voiture&nbsp;\u00bb. On a repris la route. Notre route, celle que j&rsquo;appelle la route du sud. C&rsquo;est comme \u00e7a dans les mariages mixtes&nbsp;; quand un parigot et une Tarnaise d\u00e9cident de vivre ensemble. \u00c7a fait partie du contrat, chacun sait que quatre ou cinq fois par an il faudra tailler la route, avaler 700 km pour changer de latitude et trouver encore assez d\u2019app\u00e9tit pour en ingurgiter autant pendant le retour. Trente trois ans que c&rsquo;est ainsi et, comme \u00e7a ne suffisait pas, ces quatre derni\u00e8res ann\u00e9es on a rajout\u00e9 \u00e0 l&rsquo;A20 familiale, terminus Carmaux, une A75 ludique, terminus Balaruc.<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est A75. Il n&rsquo;y a pas plus pure comme route du sud. L&rsquo;A20 d\u00e9vie vers le sud-ouest, l&rsquo;A6 s&rsquo;infl\u00e9chit vers le sud-est, l&rsquo;A75 c&rsquo;est le midi pile&nbsp;: Clermont-Ferrand, Millau, Montpellier. Un itin\u00e9raire \u00e0 trancher la France par le milieu, en toute \u00e9galit\u00e9. L&rsquo;A75 est occitane, il faut d\u00e9j\u00e0 s&rsquo;engager loin vers le soleil avant de l&rsquo;entendre chanter. Pour la route du sud, c&rsquo;est comme dans les livres d&rsquo;aventure, il faut d&rsquo;abord \u00e9puiser l&rsquo;introduction et les premiers chapitres avant que \u00e7a devienne int\u00e9ressant.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut d&rsquo;abord s&rsquo;extraire du trafic parisien par l&rsquo;A6, laisser les banlieues grises s&rsquo;\u00e9vanouir \u00e0 l&rsquo;horizon derri\u00e8re des premiers plans de hangars et de zones industrielles. Dans la brume sale du matin, les halos des n\u00e9ons tapageurs s&rsquo;espacent peu \u00e0 peu&nbsp;; le magasin IKEA de l&rsquo;aire de Lisses en est la derni\u00e8re bou\u00e9e. On se cale dans son si\u00e8ge, on essaie de se mettre \u00e0 l&rsquo;aise. On sait que la France profonde sera bient\u00f4t l\u00e0, sous les roues, qu&rsquo;on va bient\u00f4t prendre sa vitesse de croisi\u00e8re et que \u00e7a va durer.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;horizon se resserre, l&rsquo;autoroute se faufile, encadr\u00e9e par les arbres de la for\u00eat de Fontainebleau&nbsp;; cette fois on a pris le large. L\u2019\u0153il s&rsquo;accroche au passage sur quelques gros rochers esseul\u00e9s, en exposition sur le bas-c\u00f4t\u00e9. Et toujours, \u00e0 un moment, le m\u00eame vague regret qui monte&nbsp;: ce n&rsquo;est pas si loin, on pourrait venir s&rsquo;y promener le dimanche.<\/p>\n\n\n\n<p>Nemours s&rsquo;affiche sur les panneaux. Nemours, ville inconnue. A la fois trop proche et trop lointaine, nous n&rsquo;y ferons jamais escale. Il aura fallu les malheureuses inondations du printemps dernier pour que je prenne conscience qu&rsquo;elle \u00e9tait situ\u00e9e sur les bords du Loing.<\/p>\n\n\n\n<p>Sortie \u00e0 droite, A77&nbsp;: l&rsquo;autoroute de l&rsquo;arbre. Cette fois on respire pour de bon, les voitures se font plus rares, la Beauce \u00e9tale son vide jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;horizon, il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;\u00e0 enclencher le r\u00e9gulateur de vitesse et laisser rouler. Un chewing-gum pour passer le temps&nbsp;? Une pause-caf\u00e9 contre l&rsquo;engourdissement&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>A Briare, le souvenir d&rsquo;une visite sur le pont-canal par un beau jour d&rsquo;\u00e9t\u00e9 anime un peu la route. Sans conviction, on essaie de remettre une date sur cet \u00e9v\u00e9nement. C&rsquo;est l&rsquo;ann\u00e9e o\u00f9 on a pass\u00e9 15 jours en ao\u00fbt aux Naudins. A\u00efe&nbsp;! Le mot fatal est \u00e9voqu\u00e9, ce coin de pr\u00e9 perdu si familier et qu&rsquo;on laissera cette fois, l\u00e0-bas sur la droite, \u00e0 une demi-heure de voiture de Ch\u00e2tillon-sur-Loire. Trop tard, l&rsquo;esprit est parti et l&rsquo;ann\u00e9e de la visite du pont-canal restera incertaine, dans le brouillard du pass\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>130-110&nbsp;: il a fallu recalibrer le r\u00e9gulateur. L&rsquo;autoroute a perdu de sa superbe et, aux abords de Nevers, elle ne joue plus qu&rsquo;aux voies expresses. Aux alentours, les vallons se plissent comme un espoir. On y pressent les fr\u00e9missements de ces paysages de caract\u00e8re qu&rsquo;on attend de retrouver, un peu plus loin vers le sud. Mais c&rsquo;est encore trop t\u00f4t. A Moulins, on abandonne les souvenirs nostalgiques de la feue nationale 7 pour go\u00fbter le pittoresque des routes d\u00e9partementales.<\/p>\n\n\n\n<p>La France profonde est l\u00e0, elle d\u00e9file \u00e0 90, en banquettes d&rsquo;herbes folles, en fils barbel\u00e9s qui courent de piquet en piquet, en petits bois sur la d\u00e9fensive, placard\u00e9s de \u00ab&nbsp;Chasse gard\u00e9e&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Quoi&nbsp;! 70&nbsp;! Pour ces trois masures \u00e9gaill\u00e9es au bord de la route&nbsp;! Comment \u00e7a&nbsp;! 50&nbsp;! Pour cette rue unique o\u00f9 deux lign\u00e9es de fa\u00e7ades trapues se tassent les unes contres les autres, aveugles pour moiti\u00e9 d&rsquo;entre elles, derri\u00e8re leurs volets clos&nbsp;! Si c&rsquo;est un samedi, on passe \u00e0 Saint-Pour\u00e7ain-sur-Sioule \u00e0 l&rsquo;heure de la remballe. Au milieu des cageots et des embarras, on commence \u00e0 replier les grands parasols, on d\u00e9croche les robes \u00e0 fleurs sages qui retournent en procession vers le fond des camions. La d\u00e9partementale continuera toute seule vers Gannat. D\u00e9sol\u00e9, le pittoresque c&rsquo;est bien, mais nous, on a encore de la route \u00e0 faire.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;autoroute \u00e0 nouveau et aussit\u00f4t, l&rsquo;aire des volcans d&rsquo;Auvergne&nbsp;: belle entr\u00e9e en mati\u00e8re. Vulcain en personne se d\u00e9place pour nous accueillir&nbsp;! Le plus souvent, c&rsquo;est ici qu&rsquo;on s&rsquo;arr\u00eate pour un pique-nique dans la voiture ou en plein air, quand le temps le permet. On a si souvent emprunt\u00e9 ce trajet, qu&rsquo;\u00e0 chaque aire, c&rsquo;est un peu comme en visite chez des amis&nbsp;: ah oui, c&rsquo;\u00e9tait comme \u00e7a ici. On retrouve les lieux et les images se remettent en place&nbsp;: la d\u00e9coration des toilettes, le choix des caf\u00e9s aux distributeurs, la couleur des tables rondes o\u00f9 l&rsquo;on s&rsquo;accoude, heureux de pouvoir \u00eatre debout, l&rsquo;instant d&rsquo;une parenth\u00e8se immobile dans une journ\u00e9e en mouvement.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;autoroute A75 commence au Sud de Clermont-Ferrand, elle attend un peu apr\u00e8s qu&rsquo;on ait franchi la derni\u00e8re barri\u00e8re de p\u00e9age. H\u00e9 oui&nbsp;! L&rsquo;A75 est frondeuse, elle fait sa Marianne et tire la langue \u00e0 Cofiroute et aux ASF&nbsp;: ici, automobiliste, tu roules \u00e0 tes frais de simple contribuable, la route est libre&nbsp;\u2026 au moins de taxes.<\/p>\n\n\n\n<p>Clermont-Ferrand est, pour moi, la premi\u00e8re halte au pays des souvenirs. J&rsquo;ai dix ans, je fais du camping en famille au pays des volcans. Je monte en haut du Puy-de-D\u00f4me, j\u2019ascensionne le Pariou comme un explorateur, je grimpe sur les remparts du ch\u00e2teau de Murol comme un chevalier.<\/p>\n\n\n\n<p>Quarante kilom\u00e8tres plus loin et cette fois \u00e0 gauche, vers les monts du Forez, j&rsquo;ai vingt ans. En vacances avec l&rsquo;ami Claude, on a laiss\u00e9 la 2CV dans le chemin en contre-bas et on a plant\u00e9 nos tentes dans un pr\u00e9 sans confort au dessus d&rsquo;un hameau. Le soir on contemple la vall\u00e9e de la Dore se noyer dans l&rsquo;ombre, on sillonne \u00e0 v\u00e9lo des routes du Livradois et on finit le s\u00e9jour sous les orages, tremp\u00e9s comme des soupes. C&rsquo;est bien, ces bouff\u00e9es de souvenirs, \u00e7a occupe l&rsquo;esprit. Il faut bien passer le temps, la route est si longue.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div style=\"background-image:url(&apos;https:\/\/icarrouseljp.fr\/wp-content\/uploads\/images-site\/Fond_article_texte.jpg&apos;);background-position:50% 50%;background-size:cover;\" class=\"wp-block-group style-roman has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained has-background\">\n<p>Elle est longue mais elle n&rsquo;est plus monotone. L&rsquo;A75 est une autoroute de caract\u00e8re&nbsp;; je dirais m\u00eame plus, de caract\u00e8re altier. Elle d\u00e9ploie majestueusement son trac\u00e9 au milieu des reliefs du Massif central. Elle encha\u00eene courbes, contre-courbes, viaducs, tunnels, mont\u00e9es haletantes et descentes silencieuses. Justement, on vient de franchir le col de la Fageole. Tu te souviens, l&rsquo;ann\u00e9e o\u00f9 il y avait encore des cong\u00e8res sur la bande d&rsquo;arr\u00eat d&rsquo;urgence&nbsp;? Bien s\u00fbr qu&rsquo;on se souvient et aussi que dans la grande descente qui s&rsquo;ouvre devant nous, il faudra \u00eatre attentif, apr\u00e8s Saint-Flour, pour ne pas manquer, sur la droite, le viaduc de Garabit. Dans ce sens, on se laisse toujours surprendre. Quand on d\u00e9couvre son \u00e9l\u00e9gance vertigineuse, il est d\u00e9j\u00e0 presque derri\u00e8re nous.<\/p>\n\n\n\n<p>A l&rsquo;aire de la Loz\u00e8re aussi, on a des souvenirs de neige. On y a pataug\u00e9, plusieurs fois, sur ce parking si reconnaissable avec ces blocs de granit mal \u00e9quarris, dress\u00e9s en alignement comme des menhirs. Loz\u00e8re, pierre, d\u00e9sert&nbsp;: peut-\u00eatre faudra-t-il aussi qu&rsquo;on s&rsquo;y arr\u00eate un jour, dans ce d\u00e9partement si discret, pour savoir \u00e0 quoi il ressemble. \u00c7a ferait un jalon affectif de plus sur le trajet. C&rsquo;est le cas de Saint-Ch\u00e9ly-d&rsquo;Apcher. Depuis cette ann\u00e9e, qu&rsquo;on a fl\u00e2n\u00e9 dans ses ruelles pentues sous la chaleur de l&rsquo;\u00e9t\u00e9, ce n&rsquo;est plus une ville anonyme. On sait qu&rsquo;au lieu d&rsquo;\u00eatre la sortie n\u00b0&nbsp;33, c&rsquo;est la porte d&rsquo;entr\u00e9e des hauts plateaux de l&rsquo;Aubrac et de nos souvenirs qui vont avec.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux gros tubes de b\u00e9ton traversent un \u00e9peron rocheux, c&rsquo;est le tunnel de Montj\u00e9zieu&nbsp;; il nous propulse dans la vall\u00e9e du Lot. Le regard file \u00e0 gauche, attir\u00e9 par un enchev\u00eatrement somptueux de cr\u00eates et de vall\u00e9es et pendant ce temps, le Lot, au milieu des arbres, s&rsquo;est gliss\u00e9 sous nos roues sans qu&rsquo;on s&rsquo;en aper\u00e7oive.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s S\u00e9verac-le-Ch\u00e2teau, c&rsquo;est la vall\u00e9e du Tarn qui s&rsquo;annonce. Et avec quelle emphase&nbsp;! La vaste plaine est bossel\u00e9e de gros massifs bois\u00e9s, des troncs de c\u00f4ne surmont\u00e9s de couronnes de roche abruptes&nbsp;: tout un Colorado miniature, made in franchouillard. Le r\u00eave am\u00e9ricain, lui, il est bien l\u00e0, quand d\u00e9file \u00e0 la porti\u00e8re le gr\u00e9ement des haubans du viaduc de Millau. Pendant un bref instant, on a cette sensation \u00e9trange de rouler entre ciel et terre.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans transition, c&rsquo;est une travers\u00e9e du d\u00e9sert qui s&rsquo;encha\u00eene. Voici le Larzac. Ce grand plateau aride serait d\u00e9finitivement ennuyeux s&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait h\u00e9riss\u00e9 de rochers fantomatiques et hant\u00e9 par une l\u00e9gende de notre jeunesse. <em>Gardarem lo Larzac<\/em>&nbsp;! Une poign\u00e9e d&rsquo;irr\u00e9ductibles paysans gaulois, enrag\u00e9s \u00e0 vouloir continuer de cultiver leurs terres et propuls\u00e9s, par l&rsquo;engouement post-soixante-huitard, sur le devant de la sc\u00e8ne d&rsquo;un Woodstock fran\u00e7ais et anti-militariste. La Cavalerie et la Couvertoirade \u00e9lev\u00e9es au rang de hauts-lieux de la r\u00e9sistance d&rsquo;une \u00e9poque \u00e9pique \u00e0 l&rsquo;enthousiasme turbulent. Ma route du sud prend ici un go\u00fbt de p\u00e8lerinage. Encore un peu et \u00e0 la prochaine aire, j&rsquo;ach\u00e8terais bien le Canard Encha\u00een\u00e9&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Le terme de notre voyage approche, il ne reste plus que le dernier grand saut, vertigineux&nbsp;: celui du Pas-de-l&rsquo;Escalette. Au bout du tunnel, on sort la t\u00eate tout en haut d&rsquo;un gigantesque amphith\u00e9\u00e2tre de roc. Au del\u00e0 de cette cr\u00eate tout bascule&nbsp;: la lumi\u00e8re, les odeurs, la temp\u00e9rature. On chute dans le m\u00e9diterran\u00e9en, on s&rsquo;engloutit dans le m\u00e9ridional et les verbes ne sont pas trop forts&nbsp;! Croyez-vous qu&rsquo;une autoroute puisse \u00eatre limit\u00e9e \u00e0 70km\/h&nbsp;: ici, oui. La pente et les virages le justifient. Cette descente est un enchantement \u00e0 chaque fois, une sorte de point d&rsquo;orgue au voyage. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;une chose qui ne cadre pas, c&rsquo;est le nom&nbsp;: Escalette<sup>(*)<\/sup>. Comme un diminutif enfantin. C&rsquo;est plus fort que moi, quand j&rsquo;entends Escalette, je pense escarpolette et cette l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 d&rsquo;op\u00e9rette me g\u00eane, dans ces accords de Verdi.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout le reste va tr\u00e8s vite. Comme les chevaux qui sentent l&rsquo;\u00e9curie, le chemin n&rsquo;a plus d&rsquo;importance. Circulez, il n&rsquo;y a plus rien \u00e0 voir. M\u00eame \u00e0 Clermont-l&rsquo;H\u00e9rault, le lac du Salagou tout proche et pourtant invisible, se d\u00e9robe \u00e0 notre convoitise&nbsp;: on le sait si joli dans son \u00e9crin de montagnes.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la vall\u00e9e, la civilisation reprend ses droits et \u00e9tale ses centres commerciaux. Sortie Montagnac\/S\u00e8te, au revoir autoroute A75.<\/p>\n\n\n\n<p>Les routes sont bord\u00e9es de platanes, de roseaux ou de vignes&nbsp;? Peu importe, qu&rsquo;on en finisse&nbsp;! M\u00e8ze et Bouzigues, les tables \u00e0 hu\u00eetres rayant l&rsquo;\u00e9tang de Thau, passons, passons&nbsp;! Vite qu&rsquo;on arrive, qu&rsquo;on coupe le contact et qu&rsquo;on d\u00e9plie ses genoux endoloris.<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0, on y est. Bien contents d&rsquo;\u00eatre arriv\u00e9s. Maintenant il faut tout oublier, se vider la t\u00eate avant de la remplir des odeurs du sud. Surtout il ne faut pas penser. Penser que dans quelques jours tout recommencera\u2026. dans l&rsquo;autre sens.<\/p>\n\n\n\n<p><sup>(*)<\/sup>escalette&nbsp;: petite \u00e9chelle en languedocien.<\/p>\n\n\n\n<p>le terme d\u00e9signait ici les marches taill\u00e9es dans le roc pour les chemins muletiers d&rsquo;avant les routes.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-background is-layout-grid wp-container-core-group-is-layout-e766bbef wp-block-group-is-layout-grid\" style=\"border-width:1px;background-color:#b0c2d9\">\n<p class=\"wp-container-content-bfbf5994\" style=\"margin-right:0;margin-left:0\">\u2b50 Laissez votre avis sur cet article !<\/p>\n\n\n<div class=\"glsr glsr-default\" id=\"glsr_dca99f8c\" data-from=\"block\" data-shortcode=\"site_reviews_form\" data-assigned_posts=\"1121\" data-hide=\"title,content,name,email,terms\"><div class=\"glsr-form-wrap\">\n    <form class=\"glsr-review-form glsr-form\" method=\"post\" enctype=\"multipart\/form-data\">\n        <input type=\"hidden\" 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